Grandir

9 mars 2016

« Un obstacle est surmontable »

La start-up informatique gantoise Intuo s’est déjà constitué un mix de financements intéressant. Après les business angels initiaux, c’est au tour des banquiers de s’impliquer activement dans ses réflexions sur la suite du financement.
"Nous ne sommes pas faits pour travailler dans une autre entreprise que la nôtre", plaisante Tim Clauwaert. Mais ce n’est certainement pas le cas du logiciel de l’entreprise qu’il a créée en 2013 avec deux compagnons. Car Intuo fait fureur avec ses applications dans le cloud qui permettent aux entreprises de coacher et de motiver leurs collaborateurs. Aujourd’hui, elles sont déjà utilisées par plus de 100.000 personnes.

Intuo, un développement fulgurant

"Le starter doit avoir une confiance totale en lui-même, en ses produits et en son équipe", explique le CEO. "Nous voulons également une banque qui nous accompagne dans notre histoire et qui ne s’intéresse pas uniquement à ce qui est sur papier à un instant T. Pendant notre pitch de levée de fonds devant les représentants des banques, nous avons observé ceux qui posaient les bonnes questions. Le coaching commence déjà là. Nous voulions quelqu’un qui nous comprend et qui participe à nos réflexions. Ce sentiment, c’est ING qui nous l’a le plus donné."

Un financement multiple

Au tout début, les fondateurs ont financé Intuo avec leurs propres économies. Ensuite, ils ont reçu une injection de 25.000 euros de capital de l’accélérateur Telenet Idealabs, alors que l’institut de recherche numérique iMinds a également mis de l’argent sur la table. Une opération de financement plus importante a suivi avec un prêt gagnant-gagnant de la Société flamande de participation, un prêt d’ING et un investissement de trois business angels. "Alex Segers, Marc Boone et Anthony Brenninkmeijer se sont adressés à nous de différentes manières", explique Tim Clauwaert. "Ils avaient en commun qu’ils nous suivaient depuis un temps et qu’ils étaient convaincus que nous n’étions pas du genre à abandonner. Nous ne voyons pas un problème comme un obstacle, mais comme quelque chose que nous devons simplement surmonter."

Ces business angels ont apporté des avantages importants, remarque-t-il. "Leur aide était un atout quand on a discuté financement avec une banque. Notre discours avait été validé par des experts. Ainsi Marc Boone avait-il mis notre modèle d’affaires sur le gril à nos tout débuts. Nous étions sortis très confiants de l’entretien et, un an plus tard, il entrait dans notre capital. Nous avons également reçu de nombreux conseils de ces business angels. Ils savent ce qui sera important pour l’entreprise dans trois mois, même si nous n’y pensons pas encore."

ING suit de près l’évolution d’Intuo, poursuit Tim Clauwaert. "Ils nous aident à gérer notre fonds de roulement. Quand c’est nécessaire, nous pouvons par exemple aisément obtenir un prêt de 50.000 euros."

L’entreprise est en plein essor, avec quatorze salariés et un chiffre d’affaires estimé à 450.000 euros. Ce qui modifie également les défis en matière de financement. "Il y a cinq ans, par exemple, la règle voulait que les entreprises technologiques financent leur croissance autant que possible par des dettes", explique Tim Clauwaert. "Nous ne le faisons plus. Notre croissance doit être rentable, et donc produire des bénéfices le plus vite possible. De cette manière, nous pouvons montrer aux investisseurs ce que nous valons, et pas ce que nous pensons que nous vaudrons dans dix ans."

Découvrez l’histoire d’Intuo

La banque, bien plus qu’un fournisseur de crédit

Ce n’est pas parce que des starters n’entrent pas encore en considération pour un financement bancaire que les banques ne peuvent rien faire pour eux, explique Lodewijk De Meester, Head of Lending & Professional Banking ING. "Les banques ont leur propre réseau, que les start-ups peuvent mettre à profit. Nous les mettons en contact avec des business angels et des fournisseurs de capital-risque. Nous avons également des clients fortunés qui sont ou étaient entrepreneurs et qui sont prêts à apporter des capitaux. Enfin, ING peut prendre des participations actives dans des start-ups via des fonds spéciaux." En fait, ce n’est pas qu’une question d’argent. "Souvent, nous pouvons également apporter de l’expertise, des connexions et du coaching aux starters", pointe Lodewijk De Meester. "Quand on transmet les coordonnées d’un business angel à un starter en lui disant : 'Saluez-le de notre part', cela favorise le contact."
Aujourd’hui, il ne faut pas uniquement envisager une banque au moment de la première demande de financement bancaire, souligne Lodewijk De Meester. "Nous fournissons non seulement des crédits, mais aussi des options de financement. Dont des solutions 'externes' comme des prêts gagnant-gagnant ou une intervention du fonds de garantie."Quel est enfin son principal conseil pour les entrepreneurs débutants ? "Passez à la banque avec un business plan solide, dont vous avez de préférence déjà discuté avec un comptable ou un autre entrepreneur. Si vous savez ce que vous voulez faire, où et pour quels clients, il est beaucoup plus facile de passer à la vitesse supérieure en matière de financement."

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