Gérer les risques

20 février 2017

4 conseils pour maîtriser les risques liés à la création d'entreprise

Edouard Zurstrassen

Head of Wealth Engineering ING

Par définition, un entrepreneur doit parfois prendre des risques. Et il arrive qu’une aventure commerciale se termine mal. Il est toutefois possible d’en limiter fortement les conséquences financières par le biais de quelques mesures simples, mais réfléchies. Bien gérer les risques pour mieux les contrôler ? Edouard Zurstrassen, Head of Wealth Engineering chez ING, nous explique comment faire.

Un contrat de mariage pour protéger votre conjoint(e)

"Une toute première mesure importante que peut prendre un entrepreneur consiste à conclure un contrat de mariage", commence Edouard Zurstrassen. "Il permet de séparer juridiquement les actifs de monsieur et de madame.
Attention : si vous êtes marié(e) sous le régime de la communauté des biens, votre éventuel créancier pourra aussi saisir le patrimoine de votre conjoint(e), même si il ou elle n’a rien à voir avec l’entreprise. Faire établir un contrat de mariage n’est pas une démarche onéreuse et un simple acte notarié suffit."

Une société pour gérer les risques sur votre patrimoine
"Si votre société s’est constitué un beau patrimoine, il peut être judicieux d’en placer une partie dans une entité séparée"

La deuxième mesure à considérer est la constitution d’une société. "Vous devez certainement envisager la création d’une société de capitaux, une S.A. ou une S.P.R.L. par exemple", explique Edouard Zurstrassen. "Dans ces types de société, la responsabilité de l’associé se limite à son apport. La société est une personne juridique indépendante du gérant."

Si vous possédez déjà votre propre société, vous ferez parfois bien d’en fonder une seconde. "Par exemple, si votre société s’est constitué au fil des ans un beau patrimoine, il peut être judicieux d’en placer une partie dans une entité séparée. Il sera protégé si les choses devaient tourner mal pour la société de départ. Cette séparation offre aussi des avantages en cas d’héritage ou de transmission aux générations suivantes."

Limiter les risques liés aux garanties

Une troisième mesure peut encore aussi vous épargner beaucoup de tracas. "Les entrepreneurs doivent faire preuve de prudence avec les garanties aux tierces parties", ajoute Edouard Zurstrassen. "Il vaut mieux les limiter à une partie déterminée de votre patrimoine, pas à son entièreté. Veillez aussi à ce que les garanties soient limitées dans le temps et à ce qu’elles ne soient pas transmissibles à vos héritiers."

Des assurances pour mieux vous protéger

Le dernier conseil d’Edouard Zurstrassen porte sur les très nombreuses assurances qui vous permettent de vous protéger contre les risques. "L’assurance hospitalisation et l’assurance revenu garanti protègent l’entrepreneur en cas de maladie. Elles sont fortement recommandées. Une assurance dirigeant d’entreprise classique est aussi intéressante. Quant à la PLCI, la pension libre complémentaire pour indépendants, elle est certainement à envisager : elle constitue un beau complément à la pension légale. De plus, vous pouvez déclarer les primes dans vos frais professionnels. Enfin, envisagez aussi une assurance protection juridique, qui vous offre un soutien en cas de conflits juridiques."

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