Gérer au quotidien

11 juillet 2018

Leadership 4.0 : les leaders forts prônent la liberté

Avec un effectif de plus de 4800 collaborateurs et 350 filiales, les fondateurs Jef De Wit et Dirk Deroost font croître leur groupe depuis près de 30 ans. Mais surtout, ils maintiennent leur navire à flot. Leur recette repose sur un seul principe fondamental : “Donner à chacun la liberté de faire ce pour quoi il est doué.”

Cronos est un groupe hybride, à mi-chemin entre holding d’investissement, incubateur de start-up et bureau de sélection et de recrutement. Ses activités se concentrent sur la consultance, “car la combinaison de produits propres et de consultance ne fonctionne pas”. Dès les premières années, le duo de leaders a choisi de former des jeunes gens pour ensuite leur fournir la possibilité de créer leur propre entreprise au sein du groupe. Bref, chez Cronos, chacun est plus ou moins un entre- ou intrapreneur.

Si Dirk Deroost affiche une tendance à minimiser l’impact de leur leadership, son frère de sang (Jef De Wit) et lui-même ne dérogent pas aux principes fondamentaux à la base de leur succès. “Cela ne signifie nullement, par définition, que notre formule garantisse la réussite dans un autre environnement”, ajoute-t-il.

 

Pour Cronos, le 'leadership 4.0' se définit par les principes suivants :

  • Osez penser et gérer à long terme (cinq à dix ans). Recrutez des individus disposés à s’engager dans l’organisation.
  • Donnez-leur la liberté de faire ce dans quoi ils excellent. Donnez-leur la possibilité d’échouer et le temps d’évoluer. Cela permet en outre à une entreprise d’attirer de jeunes talents.
  • Les véritables entrepreneurs sous-estiment souvent le volet financier de leur start-up. Nous leur offrons la chance de développer pleinement leur talent d’entrepreneur au sein du groupe.
  • Avoir deux leaders à la direction permet de maintenir un certain équilibre et nous évite, en même temps, le risque que l’un d’entre nous ne déraille et entraîne avec lui l’entreprise.
  • Nous n’acceptons délibérément aucun actionnaire externe. Cela nous permet de continuer à construire le groupe en toute liberté et selon notre propre philosophie.
  • N’en faites pas trop. Restez concentré et entourez-vous d’une équipe qui reste inspirée.
Et chez ING ?

Erik Van Den Eynden, CEO d’ING Belgique, dévoile également sa vision du leadership. Il estime qu’en substance, le 'leadership 4.0' ne diffère pas tant du leadership conventionnel. “Selon moi, le leadership 4.0 consiste avant tout à accélérer le rythme et à créer très rapidement un impact.”

Erik Van Den Eynden, CEO d’ING Belgique, dévoile sa vision du leadership

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Le leadership 4.0 s’inscrit dans le cadre de la série Business 4.0. Vous désirez apprendre comment entreprendre dans la quatrième dimension ?