Grandir

14 juin 2018

Une grande entreprise avec l’esprit d'une petite équipe

Malgré une croissance rapide - plus de 85 employés en 8 ans - Jeroen Lemaire, co-fondateur de In The Pocket veut conserver au sein de son entreprise la culture d'une petite équipe.

"Je veux conserver cet esprit de petite équipe, quelle que soit la taille que nous atteindrons. Dépendre les uns des autres et assumer les responsabilités de son propre travail permet de créer une pression saine chez les employés. Ils peuvent ainsi nettement mieux exploiter leur potentiel que s'ils travaillaient pour un manager traditionnel. La différence est bien visible lorsque les collaborateurs ont la sensation d’être aux commandes, et non de faire un travail à la chaîne.

Je suis aussi heureux que, malgré notre croissance, nous continuions à abattre systématiquement les barrières qui nous séparent. De nombreux conflits résultent de ce cloisonnement, je trouve donc qu’il est important de garder cette flexibilité et ce caractère multidisciplinaire en tant que scale-up. »

Que fait In The Pocket ?

Jeroen Lemaire a créé In The Pocket en 2010, avec Pieterjan Bouten et Louis Jonckheere. Ils voulaient développer des applications pour les entreprises, et sont rapidement devenus le plus grand acteur du secteur. En 2013, les fondateurs ont divisé la société, parce que le « petit projet » Showpad souhaitait attirer des capitaux et devait donc pouvoir suivre sa propre voie. Jeroen Lemaire est resté opérationnel au sein de In The Pocket. Depuis lors, In The Pocket s’est positionné comme « Digital Product Studio ».

In The Pocket développe des produits numériques pour des utilisateurs finaux, pour le compte d’entreprises. Rendre les gens heureux et aider les entreprises à croître, voilà leur objectif. Chaque jour, ils étudient les nouvelles technologies intéressantes qui ont le potentiel de changer le monde et de créer de nouvelles expériences.

Choisir ses projets
"Nous avons laissé beaucoup de projets de côté, pas parce qu’ils ne présentaient aucun intérêt financier, mais parce qu’ils ne correspondaient pas à notre identité"

« Nous mettons tout en œuvre pour être les premiers à découvrir la valeur d’une nouvelle technologie, c’est ce qui nous distingue des autres entreprises. Par le passé, nous avons laissé beaucoup de projets de côté, pas parce qu’ils ne présentaient aucun intérêt financier, mais parce qu’ils ne correspondaient pas à notre identité. Avec notre expérience, nous pourrions facilement pitcher pour de grands projets avec lesquels nous pourrions engranger des millions, mais nous nous empêtrerions alors dans d’innombrables opérations de maintenance et mises à jour. Il est aussi possible de faire du « body shopping » et envoyer votre personnel travailler dans d’autres entreprises. Bon nombre de nos concurrents le font et y consacrent même la moitié de leur chiffre d'affaires. Ce n’est pas notre cas. »

Aux commandes
"Cette proximité permet de déterminer plus facilement la valeur maximale que nous pouvons offrir, et de renforcer la relation à long terme avec le client"

« In The Pocket compte six équipes multidisciplinaires. Elles suivent les projets de A à Z, en commençant par le briefing du client et l’analyse du problème qu’il souhaite résoudre. Elles élaborent une feuille de route stratégique, le design de produit, le développement, l’architecture de solutions, les tests et la validation des utilisateurs de manière autonome. Ces équipes se composent de 7 à 11 personnes. Nos produits ne sont pas créés par des personnes qui ont l’impression d’être un petit engrenage dans une grande machine. Nous les mettons aux commandes. C’est la seule manière d’attirer et de garder de véritables talents.

Nos employés travaillent donc en étroite collaboration avec le client. Cette proximité permet de déterminer plus facilement la valeur maximale que nous pouvons offrir, et de renforcer la relation à long terme avec le client. Les grandes entreprises nous offrent une liberté d’expérimentation parce qu’elles nous font confiance. Cette confiance ne se construit pas uniquement sur la réputation, mais sur une coopération fructueuse. »

Les yeux tournés vers l’avenir

« Nos équipent peuvent consacrer 24 % de leur temps à l’étude des nouvelles technologies. C’est indispensable en Belgique, car notre pays est particulièrement lent. Les entreprises ont considérablement sous-estimé le pouvoir de la technologie mobile. Nous avons donc été la lanterne rouge du secteur pendant une très longue période. Aujourd’hui, nous rencontrons exactement le même problème avec l’Internet des objets, et la réalité virtuelle et augmentée. Nous considérons qu’il est de notre devoir d’encourager les entreprises sur cette voie. Un environnement high tech qui offre une expérience low tech, c’est comme ça que je vois l’avenir. »

Des entrepreneurs déjantés

Jeroen Lemaire est l'un des entrepreneurs du 3ème opus Hoek Af d'Eric Kenis "Balls & Brains". Hoek Af organise aussi régulièrement des ateliers et des conférences itinérantes très instructives fondées sur l'expérience de ces entrepreneurs déjantés. 

Pour rester informé(e) des expériences proposées par Hoek Af, rendez-vous sur www.hoek-af.be/roadshow

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