Grandir

19 Juin 2018

« Le plus difficile n’est pas de trouver des clients, mais de bons collaborateurs »

Comment se caractérise la culture start-up dans une entreprise de vingtenaires et de trentenaires ?

Objectif : croissance

« Lemon Companies se décrit comme une entreprise technologique jeune et dynamique, et c’est réellement le cas. Les employés ont tous entre 25 et 35 ans. Je souhaite développer une entreprise durable, qui se démarque tant sur le plan économique que social. Or, pour y parvenir, nous devons être suffisamment grands. Notre ambition, c'est donc la croissance.

Nous voulons laisser une empreinte plus importante dans le monde de l’entreprise. Nous ne sommes pas seuls sur ce marché, qui est à la fois ultra concurrentiel et gigantesque. La demande est immense. Il suffit de décrocher quelques clients et de bien faire son travail pour réussir à se lancer." L’auteur de ces propos est Filip Smet, le fondateur et CEO enthousiaste d’une start-up à la croissance fulgurante dans le secteur de la transformation numérique.

Que fait Lemon Companies ?

Lemon Companies est une entreprise technologique créative qui aide les organisations à réussir dans le monde numérique. Certains clients ont une idée pour un site web ou une application mobile, mais ne peuvent pas la concrétiser eux-mêmes. Les collaborateurs de Lemon Companies se chargent alors du développement. D’autres ne peuvent pas se permettre de temps d’arrêt et comptent sur eux pour l’hébergement. D’autres encore s’adressent à eux parce qu’ils veulent utiliser la technologie cloud.

En résumé, ils aident leurs clients au niveau de la création, du développement, du lancement et de la maintenance numériques. Ces clients vont des universités aux grandes entreprises du classement Fortune 500, en passant par les petites PME.

Sélection des collaborateurs
"Nos candidats doivent nous convaincre qu’ils veulent réellement travailler ici"

Notre plus grand problème n’est pas de trouver des clients, mais de bons collaborateurs. La pénurie d’ingénieurs est un fait connu en Flandre. Mais en étant exigeants dans notre recrutement, nous créons un second seuil de sélection. Les intéressés doivent par exemple subir une évaluation de quatre heures, et résoudre le problème de Fibonacci. Une épreuve assez difficile. Nous devrions bien sûr ouvrir nos portes à toute personne qui possède le bon diplôme, mais nous choisissons consciemment de ne pas le faire. Nous cherchons des collaborateurs compétents et motivés. Nos candidats doivent nous convaincre qu’ils veulent réellement travailler ici. »

Culture start-up
"Il est important pour moi que les collaborateurs retirent du plaisir et de la satisfaction de leur travail"

« Il y a très peu de rotation chez nous. La liberté de nos collaborateurs joue un rôle primordial en la matière. Ils choisissent eux-mêmes les projets sur lesquels ils travaillent. Ils participent aussi au choix des personnes que nous engageons. Les candidats viennent toujours passer un après-midi d’essai pour que nous puissions voir s’ils s’intègrent dans le groupe. Cette liberté est très attrayante. Nous recrutons régulièrement des employés provenant de plus grands acteurs du marché qui appliquent une structure organisationnelle plus stricte.

Ici, l’ambiance est agréable et chaleureuse. La dynamique de groupe est fantastique. Deux fois par an, nous partons en vacances ensemble. Ce genre de choses séduit les jeunes. Nous n’avons pas de plan caché, nous avons simplement évolué de cette manière. Il est important pour moi que les collaborateurs retirent du plaisir et de la satisfaction de leur travail. Je veux pouvoir me lever, me regarder dans le miroir et penser : même si aujourd’hui était ma dernière journée, je la passerais exactement de la même manière. Ce n’est peut-être pas possible tous les jours, mais au moins 9 jours sur 10. Je me réjouis d’être lundi. Et j’ose affirmer que c’est aussi le cas de la majorité de nos collaborateurs."

Une philosophie unique

Ce n’est pas la nature de nos activités, mais notre philosophie de croissance qui est unique. Nous n’avons pas mis sur pied de plans stratégiques onéreux. Nous n’avons pas de management étendu. Nous voulons rester très simples : chacun est libre de proposer de nouvelles idées.

Comment cela se passe-t-il concrètement ? Chaque vendredi à partir de 15h commence le « Friday Lemonaries ». Tous ceux qui ont terminé leur travail et qui en ont envie peuvent parler de nouveaux projets. Les sujets sont variés : les connaissances acquises sur certaines plates-formes, des idées stratégiques, ou même un système numérique amusant pour commander plus efficacement des sandwichs au travail. Tout est possible, tout est permis. »

Impact social

« Plaisir et liberté sont essentiels dans tout ce que je fais. Mais je souhaite aussi créer un impact. Lemon soutient ainsi la Sumba Hospitality Foundation, une organisation qui offre des formations aux habitants défavorisés de l’île indonésienne de Sumba pour leur permettre de décrocher un emploi. Une très belle initiative que nous aidons volontiers, par exemple en proposant du développement gratuit. Mais j’aimerais en faire plus. J’aimerais m’y rendre avec un petit groupe d’employés pour organiser des ateliers et partager nos connaissances. »

Des entrepreneurs déjantés

Filip Smet est l'un des entrepreneurs du 3ème opus Hoek Af d'Eric Kenis "Balls & Brains". Hoek Af organise aussi régulièrement des ateliers et des conférences itinérantes très instructives fondées sur l'expérience de ces entrepreneurs déjantés. 

Pour rester informé(e) des expériences proposées par Hoek Af, rendez-vous sur www.hoek-af.be/roadshow.

Vous aussi, vous êtes déjanté(e) ?

et intéressé(e) par la culture Start-up ?