Céder son entreprise

3 février 2017

Réussir une cession d’entreprise

« La décision de vendre notre entreprise familiale me pèse tel un fardeau. »
« Tant que l'avis du père reste prépondérant, je ne me sens pas pris au sérieux. »
« Le fait que tous les enfants ne se sentent pas traités honnêtement et que des disputes en découlent me préoccupe. »
« Je suis frustré que tout le monde ne dise pas clairement ce qu'il pense. »
« Le fait que mes enfants aient moins de chances parce qu'ils sont plus jeunes que ceux de mon frère me contrarie. »
Hanne Van Waeyenberge, coach réputé en matière de cession d'entreprise familiale chez In der minne , explique comment gérer ces émotions et réussir une cession d'entreprise.

Un événement teinté d'émotion

Une cession suscite de nombreuses émotions. C'est normal. On chipote pour trouver la bonne façon de procéder. Ne serait-ce que recueillir plus de voix pour se faire entendre. Tout le monde ne parle pas d'expérience, ni en connaissance de cause. Il y a tellement de questions.

Remettre à demain ?

La façon la plus facile de gérer cette situation est simplement de continuer et de postposer tout le cirque entourant la question de la cession. Et postposer encore. Et postposer encore. Jusqu'à ce que ça devienne soudainement très urgent, que les frustrations soient si prononcées qu'une conversation normale est devenue impossible, que les successeurs potentiels aient fait d'autres choix, …

Aborder le sujet
La façon la plus courageuse et la plus durable consiste à entamer la discussion, à prendre le temps et à poser des questions.

La façon la plus courageuse et la plus durable consiste à entamer la discussion. Prendre le temps. Et poser davantage de questions. Qu'est-ce que cela suscite en vous ? Qu'est-ce qui vous préoccupe ? Qu'est-ce qui fait que c'est si important à vos yeux ? Écouter (et pas seulement parler) constitue l'étape incontournable dans le processus de cession. En écoutant, découvrir que les différences ne sont pas si marquées, que les attentes ne sont pas si menaçantes et que les étapes à franchir ne sont pas si insurmontables. En écoutant, constater que chacun est de bonne volonté, à sa manière de voir les choses et est reconnaissant pour ce qui a déjà été accompli.

Ne pas éviter les tabous
Si le niveau de tension est élevé, faites appel à une personne extérieure.

N'évitez pas les sujets tabous dans les entretiens relatifs à la cession. Mettre des mots sur les points sensibles et qui ont été passés sous silence depuis des années, parfois depuis plusieurs générations. Si le niveau de tension est élevé, faites appel à une personne extérieure. Il peut s'agir d'une connaissance de confiance disposant des compétences nécessaires ou d'un expert externe. Un coach, un médiateur, un accompagnateur, un conseiller – peu importe son titre – veillera à ce que tous les intervenants se sentent en sécurité, entendus et respectés. Parler ouvertement permet d'éclaircir les choses, d'accroître la confiance et de créer une vision d'avenir commune.

Un processus de cession respectueux des émotions et permettant une communication de qualité améliore la compréhension et accentuera l'engagement et la confiance. Les chances d'une cession réussie augmenteront considérablement. Ce genre d'aventure transforme une personne…

Et maintenant ?

Parlez-en à votre banquier.
Vous avez encore des questions ? Prenez contact avec votre interlocuteur ING.

Hanne Van Waeyenberge ©