Innovation

9 Août 2018

Imec.istart passe le cap des 100 millions d’euros

Le programme imec.istart business accelerator, auquel participe ING, a toutes les raisons de se réjouir. En effet, sept ans après son lancement, il a atteint le cap des 100 millions d’euros d’investissements dans les start-up participantes.

Cela le hisse parmi les 3 % des programmes mondiaux qui parviennent à assurer des fonds complémentaires à leurs start-up. Et la dynamique ne cesse de s’accélérer!

Effet de levier
« Nous pourrions déjà célébrer le cap des 200 millions en 2019 »

Entre-temps, le compteur a déjà dépassé les 125 millions. Le programme imec.istart présente un effet de levier de dix-sept. Autrement dit, chaque euro investi génère 17 euros de fonds complémentaires. Autant dire que Sven De Cleyn, le directeur du programme, est un homme heureux : « Tout cela montre que nos petits investissements initiaux sont capables de créer un véritable effet de levier, de façon à placer nos start-up en bonne situation pour attaquer leur prochaine phase de croissance et attirer de nouveaux investisseurs disposés à prendre le relais. Lors de notre petite fête destinée à célébrer ce fameux cap des 100 millions en février, j’avais prédit que le cap des 200 millions serait déjà à portée en 2019. Si j’avais d’abord fait cette prédiction sur le ton de la boutade, je pense finalement que nous ne serons pas loin du compte quand je vois à quelle allure les choses évoluent actuellement. »

Investir dans la phase préliminaire

Le programme imec.istart a vu le jour en 2011, lorsque la scène des start-up en était encore à ses balbutiements en Flandre. Sous l’impulsion d’imec – le programme s’appelait iMinds avant la fusion – et grâce au soutien des autorités flamandes, il s’agissait à l’époque de l’un des tout premiers programmes d’accélération de start-up en Flandre. Imec.istart est ce que l’on appelle un accélérateur de pré-amorçage (pre-seed accelerator), ce qui signifie qu’il se destine aux start-up qui se trouvent au tout début de leur activité. La phase pendant laquelle une entreprise s’efforce de réaliser une étude de marché, de développer son produit, de protéger sa propriété intellectuelle et d’élaborer un modèle d’affaires. En investissant dans ces entreprises et en les accompagnant à cette étape précoce, imec.istart prépare les start-up participantes non seulement à conquérir leurs premiers clients, mais aussi, si nécessaire, à attirer d’autres investisseurs externes.

Une croissance axée sur le partenariat
« Grâce à des partenaires tels qu’ING, nous sommes en mesure d’offrir un éventail complet en matière d’expertise. »

Aujourd’hui, le programme compte plus de 150 start-up participantes et alumni. Généralement, leur passage chez imec.istart dure environ 16 mois, avec un minimum de 12 mois et un maximum de 18. Au cours des premières années, le programme acceptait une vingtaine de start-up par an. Depuis l’entrée d’ING dans l’aventure en 2015, la capacité annuelle du programme a été portée à environ 25 start-up. Cependant, l’augmentation du nombre de participants n’est pas la principale raison à l’origine du succès retentissant du programme. Sven De Cleyn : « Bien sûr, l’élargissement du portefeuille nous a permis d’attirer davantage d’investisseurs. Toutefois, l’augmentation de fonds complémentaires à laquelle nous assistons aujourd’hui tient plutôt à la maturité des start-up participantes, au soutien que nous leur fournissons et au paysage des start-up plus généralement. »

Quoi qu’il en soit, on voit déjà les fruits, en termes de développement, pour les entreprises que le programme a aidées dans la toute première phase de leur création. Leur dossier est vraiment mature et elles parviennent à attirer plus facilement des investisseurs. De plus, elles ont aussi souvent besoin de fonds plus importants pour s’étendre à l’international. Parallèlement, nous avons étoffé et amélioré nos propres services. Grâce à l’aide d’ING en particulier, mais aussi d’autres partenaires qui ont entre-temps rejoint le navire, nous sommes aujourd’hui capables d’offrir aux start-up un éventail complet en matière d’expertise. Enfin, nous constatons également que le climat d’investissement à l’égard des start-up a fait des bonds de géants. On a vu apparaître une foule de fonds d’investissement en Belgique ces dernières années, et on assiste de surcroît à une diversification des possibilités de financement. Au début, nos start-up devaient se tourner principalement vers des investisseurs en capital risque tels que les fameux “venture capitalists” et les “business angels”. Aujourd’hui, les banques et d’autres grandes entreprises participent également à ces investissements de pré-amorçage. Sans compter que le financement participatif s’est largement étendu. On observe aussi une évolution géographique. Nous sommes de plus en plus sur le radar des investisseurs étrangers. Ils sont, pour l’heure, essentiellement situés dans les autres pays européens, mais le reste du monde s’intéresse progressivement à nous. »

Reprises de start-up

Obtenir des financements est une chose, mais ce n’est pas le seul point qui ravit Sven De Cleyn : « C’est avec impatience que j’attends le moment où nos start-up ne seront plus seulement reprises, mais procéderont elles-mêmes également à des rachats. Pour moi, ce moment marquera un nouveau jalon important dans notre processus de maturation. » Est-ce pour bientôt ? Sven De Cleyn ne souhaite pas se prononcer.

Pour ceux qu’imec.istart intéresse

Il y a plusieurs façons de participer à l’aventure imec.istart:

  • Vous pouvez vous inscrire en qualité de participant trois fois par an lors d’un appel ouvert. Ces appels sont accessibles à tous à dessein et sont lancés en janvier, en mai et en septembre. Imec.istart se concentre notamment sur les start-up technologiques, tant en matière de software que de hardware.
  • Le programme peut également faire une offre sur mesure aux entreprises partenaires qui souhaitent mettre leur expertise à disposition.
  • Et enfin, en ce qui concerne les investisseurs, imec.istart organise deux fois par an un événement exclusif au cours duquel les 25 start-up candidates les plus prometteuses ont l’occasion de présenter leur projet. À ce propos, le prochain événement aura lieu le 28 novembre.