Soudal
Grandir

8 Mars 2017

Chaque entreprise a des besoins de financement différents

Tout entrepreneur a besoin de moyens financiers pour réaliser ses rêves et ses ambitions. Pas simple, en revanche, de les trouver. "Il y a toujours des moments difficiles. Et c’est précisément dans ces moments qu’il faut pouvoir compter sur son banquier", explique Vic Swerts, fondateur de Soudal.

Un portefeuille de financement relativement simple

"On est seul quand on est indépendant. Il faut suivre de près les dépenses, supporter tous les risques alors que peu d’institutions financières sont prêtes à vous prêter l’argent nécessaire. J’ai moi-même connu cette situation. Durant les vingt premières années, j’ai eu un mal fou à rassembler des fonds." C’est ce qu’affirme Vic Swerts, qui a fondé Soudal, le fabricant de silicone, il y a cinquante ans. À l’origine modeste activité indépendante, cette entreprise est devenue une multinationale active dans la colle et le mastique, avec 54 filiales, 15 usines et 2 400 collaborateurs. Swerts espère franchir le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2020.

Bien que Soudal soit devenue une multinationale, le portefeuille de financement est encore relativement simple, avec presque exclusivement des crédits à court terme pour le fonctionnement quotidien et les traditionnels prêts à long terme pour les lourds investissements et les acquisitions. "Aujourd’hui, nous avons largement démontré le bien-fondé de notre modèle économique, et nous pouvons emprunter de l’argent auprès des banques à d’excellentes conditions. De plus, la majeure partie des bénéfices restent dans l’entreprise. Nous voyons là aussi une forme de financement", explique Vic Swerts.

Le banquier, un partenaire important

"Chaque entreprise a des besoins de financement différents. Pour une grande entreprise comme Soudal, qui affiche déjà un beau palmarès et qui dégage des cash-flows robustes, ce n’est vraiment pas un problème de se financer par la voie bancaire dans le monde financier ultracompétitif actuel", explique Bart Eekhaut, Head of Business Lending Commercial Banking chez ING Belgique. "Mais les entreprises débutantes et les petites entreprises ont encore tout à prouver. Pour elles, il reste compliqué de dénicher des investisseurs et de franchir l’étape suivante dans le processus de croissance. À ce stade précoce et encore très risqué, nous ne pouvons pas encore accorder de prêts bancaires traditionnels. Mais en tant qu’intermédiaire, nous pouvons, via nos partenariats, mettre ces jeunes entrepreneurs en contact avec des bailleurs de fonds alternatifs."

Dans une première phase, il s’agira par exemple de prêts fiscalement avantageux de friends, family and fools ; plus tard, les business angels, les fonds spécialisés dans les start-ups, les fournisseurs de capital-risque et le crowdfunding constitueront autant d’options intéressantes. "Quand un banquier classique introduit lui-même de petites entreprises dans le circuit des financements alternatifs, il pourra les aider beaucoup plus rapidement dans un stade ultérieur en leur accordant un prêt bancaire", poursuit Bart Eekhaut.

Pas étonnant, donc, que Swerts parle de son banquier comme d’un partenaire important. « Soudal a déjà connu des moments difficiles. Chaque fois, nous avons immédiatement prévenu notre banquier. Une communication ouverte est cruciale. C’est la seule manière de permettre au banquier d’intervenir dans les moments un peu plus difficiles », conclut Vic Swerts.

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