LBC Tank Terminals
Deal amount:
308 million euros
ING's role:
Joint Mandated Lead Arranger & Joint Bookrunner

La parole à d’autres managers

Lucas Barry  

Lucas Barry

CFO de LBC Tank Terminals

Pour le refinancement, nous avons choisi un partenaire qui croit en notre stratégie. 

LBC est l'un des principaux opérateurs d'installations de stockage produits chimiques et de dérivés du pétrole en grands volumes. L'entreprise possède et exploite un réseau mondial de terminaux dont la capacité de stockage combinée s'élève à près de 3 millions de m³. Ces terminaux occupent des positions stratégiques en Europe, aux États-Unis et en Chine. LBC a dû se refinancer cette année et a porté son choix sur une dette privilégiée combinée à des obligations hybrides.

LBC Tank Terminals ne jouit pas d’une grande notoriété. Néanmoins, ce groupe fait partie, à l'échelle mondiale, des principaux opérateurs indépendants d'installations de stockage de produits liquides en grands volumes.

Le groupe s'est spécialisé dans le stockage de produits chimiques et de dérivés du pétrole en grands volumes et dans la fourniture de services connexes. Actif aux États-Unis, aux Pays-Bas, en Belgique, en France, en Espagne, au Portugal et en Chine, LBC Tank Terminals gère actuellement une capacité de stockage totale de près de 3.000.000 m³ pour ses clients.

Le siège central de l'entreprise est situé à Malines. C'est là que la stratégie mondiale est définie pour les 14 terminaux, répartis dans 7 pays sur 3 continents et employant 750 travailleurs. "Une activité stable qui présente un grand potentiel de croissance", a déclaré Lucas Barry, CFO de LBC. Au cours des 6 derniers mois, le groupe LBC a trouvé une solution de financement pour ses projets de croissance à long terme.

Il y a 12 mois, le groupe a fait l'acquisition de 2 actionnaires majoritaires : les fonds de pension néerlandais APG et PGGM, qui ont acheté conjointement 65 % de l'entreprise. Les 35 % restants restent détenus par des investisseurs institutionnels australiens, actionnaires du groupe depuis 2007. La clientèle de l'entreprise se compose essentiellement de grandes multinationales des secteurs chimique et pétrochimique. Parmi les clients de LBC, on retrouve pratiquement tous les grands noms de ces secteurs.

Avec la nomination de Brett Simpson au poste de CEO du groupe en 2009, suivie l'année suivante de l'arrivée de Lucas Barry comme CFO, le groupe a entamé une restructuration. Celle-ci prévoyait également le déménagement du siège central de l'entreprise de Paris vers Malines "pour le rapprocher d'Anvers et de Rotterdam", a expliqué Lucas Barry. Et pour y élaborer une vision stratégique axée sur le développement d'une dynamique dirigée par le groupe et sur une volonté d'expansion. "Nous sommes une entreprise internationale, dont le siège central est établi au Benelux. Désormais, nous avons des actionnaires majoritaires néerlandais qui partagent notre horizon de placement à long terme."

Ce n'est pas un hasard si d'importants nœuds modaux de l'industrie pétrochimique, comme Houston, Rotterdam et Anvers, occupent une place prépondérante dans le portefeuille d'activités stratégiques de l'entreprise. La stratégie de l'entreprise repose sur une croissance organique du portefeuille d'actifs existant. "Nous identifions des opportunités de croissance importantes à Houston, Anvers et Rotterdam", dit le CFO. "Nos sites américains affichent notamment un potentiel de croissance considérable." Cette situation est la conséquence des avantages économiques qui découleront de l'exploitation des réserves de gaz de schiste en Amérique du Nord. L'un des principaux atouts de LBC réside dans l'inventaire des sites disponibles, baptisé "banque de terrains". "Dans notre secteur, il est essentiel de disposer de terrains sur des sites centraux. Notre succursale de Bayport est située dans le chenal de Houston. À cet endroit, nous disposons d'un vaste terrain que nous souhaitons exploiter pour répondre à l'accroissement prévu de la demande en installations de stockage pétrochimique et chimique dans la région."

Mais la philosophie d'investissement de LBC est celle de la discipline. "Nous investissons pour répondre à la demande du client. Généralement, les investissements relatifs à une extension ne sont effectués que si nous avons convenu et défini des engagements à long terme avec nos clients.

Tous nos sites sont situés dans un bassin portuaire avec un accès direct à la logistique maritime. Dans certains cas, ils sont situés à proximité des entités de production de nos clients, ce qui constitue un avantage important pour eux puisque le coût de la logistique s’en trouve sensiblement réduit.

La demande d'installations de stockage sur les sites disposant d'un accès direct aux voies navigables est permanente. Nous pouvons parfaitement satisfaire à cette demande, grâce à la vaste banque de terrains dont nous disposons dans les grands ports de transbordement de Houston, d'Anvers et de Rotterdam. Le développement de notre banque de terrains pour continuer à répondre à cette demande croissance constitue un pilier central de notre stratégie de croissance. Il est important que cette stratégie de croissance ne comporte qu'un faible risque. Et ce, tant pour l'équipe de direction de LBC que pour nos actionnaires, parce que ce pilier étaye notre stratégie à long terme en assurant au groupe une croissance stable."

"Le secteur du stockage de liquides en grands volumes n'a pas été touché aussi durement que les autres secteurs par la récente récession économique mondiale", affirme le CFO. "Notre entreprise a extrêmement bien résisté à la crise économique."

Lors du récent refinancement par la dette, LBC a réussi à lever 350 millions USD par l'émission d'une obligation à 10 ans. Le groupe a également réussi à convaincre un consortium de 5 banques de lui octroyer une facilité de crédit de 396 millions USD dans différentes structures et devises sur une durée de 7 ans. Le même consortium a également proposé une solution pour couvrir le risque de taux sur ces crédits. ING, qui est l'une des principales banques de ce consortium, est intervenue dans tous les instruments de la dette, bien qu'elle n'entretenait à l'époque aucune relation bancaire avec LBC.

"Le refinancement nous a permis de diversifier notre financement par la dette et de prolonger le délai du financement de la dette de l'entreprise. Dans le même temps, un financement bancaire nous a permis d'assurer les crédits d'investissement afin de financer la phase suivante de notre croissance", explique le CFO.

À l'instar de LBC, ING Banque est établie dans le Benelux, ce qui a renforcé et intensifié la relation. "Plus important encore, nous avons pu travailler avec une équipe qui comprenait notre entreprise. Une équipe qui avait une connaissance approfondie de la dynamique de notre entreprise et du secteur et qui croyait sincèrement en notre stratégie à long terme."

S'il a des conseils à donner à des collègues qui souhaitent procéder à un refinancement ? Il laisse parler son expérience : "Depuis mon arrivée, nous avons opté pour une communication ouverte et transparente avec nos créanciers et nos futurs financiers concernant les prestations de notre entreprise, nos besoins en financement ainsi que notre vision et notre stratégie de croissance à long terme. Nous avons fait participer nos financiers actuels et potentiels à l’aventure LBC. Nous avons ainsi pu afficher d'excellents états de service lorsqu’il a fallu refinancer notre activité. Nos créanciers et futurs financiers ont ainsi pu voir que nous avions effectivement atteint les objectifs fixés. Une stratégie d'entreprise claire, la communication concise de cette stratégie, suivie de rapports sur l'évolution positive de nos prestations au regard du plan stratégique, nous ont aidés à gagner la confiance de nos financiers, à susciter leur intérêt pour notre entreprise et à obtenir leur soutien par rapport à la stratégie de croissance de LBC. Nous avons forgé des liens étroits avec eux sur la base de ces principes et fondements."

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