Économie

4 juillet 2017

Le secteur des centres de repos et de soins à la loupe


L'augmentation du nombre de seniors est un fait en Belgique : ils constituent une part de plus en plus importante de la population. Cette tendance va encore s'accélérer au cours des prochaines années pour atteindre un pic entre 2020 et 2040. Par ailleurs, on constate également un vieillissement de la population : un groupe toujours plus important constitué des personnes les plus âgées et dont la demande de soins est plus importante. Le secteur des centres de repos et de soins prend donc de l’importance. Quels sont les défis, les tendances principales et les indicateurs ?

En collaboration avec Probis, ING Belgique a pris l’initiative de mener une étude sur le développement du secteur des centres de repos et de soins. D’une part, pour mieux comprendre le phénomène, d’autre part pour pouvoir fournir plus d’informations aux clients. Le premier volet a permis d’identifier les tendances et les défis au travers d’interviews de personnes clés du secteur. Le deuxième volet a permis de représenter le secteur en termes de chiffres.

Le secteur place le cadre budgétaire au sommet des défis les plus importants pour les années à venir. Le caractère abordable et l’accessibilité des centres de repos et de soins constituent les préoccupations sous-jacentes.

Quelles sont les découvertes les plus importantes de l’étude ?
  • La majorité des centres de repos et de soins belges a investi plus dans le personnel d’encadrement de soins par rapport aux subventions : plus de personnel pour plus de qualité. Cela vaut pour tous les types de structures de soins (publiques, privées à but non lucratif et privées à vocation commerciale) et toutes les régions du pays (Flandre, Bruxelles et Wallonie). La médiane atteint 805 € de coût salarial supplémentaire par résident et par an.
  • La réforme de l’État et le transfert de compétences vers les différentes régions sont considérés comme étant l’évolution la plus importante. Les personnes flamandes interrogées croient en un système d’autorégulation pour pouvoir développer ses propres initiatives et alternatives. Les Wallons et les Bruxellois soulignent le besoin d’une inspection qui se concentre davantage sur l’amélioration plutôt que sur la sanction.
  • La technologie est un levier pour des formes de soins résidentiels alternatifs et pour de la mise en réseau. Celle-ci offre aussi de nombreuses possibilités pour améliorer le confort, la sécurité et l'autonomie des personnes âgées.
  • Les deux parties du pays se demandent si le secteur peut continuer à attirer suffisamment de personnel qualifié.
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