Logement

Sept conseils pour acheter une résidence secondaire

Environ 1 Belge sur 5 possède un bien immobilier en plus de sa résidence principale. Si vous avez aussi l’intention d’acheter une résidence secondaire, lisez ces conseils !

Investir dans un bien immobilier supplémentaire pour son usage privé et/ou le louer a le vent en poupe depuis quelques années. La raison en est que les taux sont extrêmement bas, rendant l’emprunt bon marché. Par ailleurs, les Belges disposant d'un montant record d'épargne, ils cherchent à en tirer profit.

Sans oublier qu'ils ont déjà, de toute façon, une grande confiance dans la brique. En effet, 57 % d’entre eux sont fermement convaincus que les prix de l’immobilier ne diminuent jamais.

Même la crise corona n'a pratiquement pas atténué la demande de biens immobiliers en 2020. En effet, cette année a incité de nombreuses personnes à profiter davantage de la vie en achetant une résidence secondaire à la côte, par exemple, afin d’en profiter en famille.

Si vous êtes, vous aussi, à la recherche d’une résidence secondaire, suivez ces 7 conseils.

1. Quoi et où ?

Qu'il s'agisse d’une passion pour un certain lieu de vacances, d’une maison pour y passer sa retraite ou simplement d’un investissement, chacun a ses propres raisons pour acheter une résidence secondaire. L'usage que vous destinez à votre achat détermine alors le type de bien immobilier que vous choisissez et son emplacement.

Les particuliers choisiront plutôt un bien résidentiel puisque c’est le segment qui leur est le plus familier. Toutefois, lorsque vous optez pour les bâtiments logistiques, l'immobilier commercial, l'immobilier de santé, etc., vous devez avoir une connaissance approfondie de ces segments, tant en matière d'opportunités que de risques.

Si vous avez l’intention de profiter vous-même du bien, suivez votre cœur, mais si vous voulez tirer profit de votre investissement (en le louant par exemple), suivez plutôt votre calculatrice. Discutez en détail de vos projets, par exemple avec un expert immobilier, votre notaire et/ou un conseiller en patrimoine, et ne prenez pas de décision sur un coup de tête. La Belgique compte également quelques associations immobilières, dont celles de propriétaires d'une résidence secondaire. N’hésitez pas à leur demander conseil avant de faire votre choix.

Vous recherchez une maison ? Consultez cette check-list.

2. En son nom propre ou au nom des enfants ?

Lorsque vous voulez acheter un bien immobilier supplémentaire, le « comment » est tout aussi important que le « où », « quoi » et « quand ».

Si vous achetez un bien immobilier en votre nom propre, vos héritiers paieront des droits de succession à votre décès, le montant étant principalement déterminé par le lien de parenté et la valeur du bien. En cas de succession directe (par exemple, de parent à enfant) et entre partenaires, la tranche la plus basse est taxée à 3 % et la plus élevée à 27 ou 30 %. Consultez les tarifs en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie.

Pour éviter que vos héritiers ne paient plus tard les droits de succession, vous pouvez également acheter la résidence secondaire à leur nom, mais avec le confort nécessaire pour vous-même, au moyen d’un achat scindé. Les héritiers acquièrent alors la nue-propriété tandis que vous gardez l'usufruit. Au moment de votre décès, vos héritiers ne paient pas de droits de succession.

Toutefois, réfléchissez bien avant de trancher en faveur d'un achat scindé. Pensez à la relation que vous aurez avec vos (beaux-)enfants, au fait d’utiliser le bien comme résidence principale (dans toutes les régions, la résidence principale est exonérée de droits de succession entre les partenaires), à une vente éventuelle de la maison, etc.

3. Une résidence secondaire à l’étranger

Vous êtes plutôt tourné vers l'étranger ? Vous rejoindrez alors les près de 150 000 Belges qui possèdent une résidence secondaire à l’étranger, les pays les plus populaires étant la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, les Pays-Bas et l’Allemagne. Ils font certes tous partie de l’Union européenne, mais chacun d’entre eux applique ses propres règles en matière de taxation et d'héritage.

En outre, vous devez tenir compte de 2 autorités fiscales : la belge et celle du pays étranger. Sans oublier qu’à l’instar de la Belgique, différentes législations fiscales peuvent s’appliquer en fonction des régions, provinces ou villes.

En Belgique, le notaire gère toute la procédure d’achat, contrairement à de nombreux pays où il ne joue qu’un rôle limité et où vous devrez alors faire appel à un avocat en droit immobilier. Dans tous les cas, demandez toujours conseil à une personne qui connaît le pays et la région.

4. Appartement ou maison dans un village de vacances ou parc de loisirs

Lorsque vous optez pour un appartement ou une maison dans un village de vacances, il faut savoir qu’il y a toujours des frais communs. Certains de ces coûts sont fixes et prévisibles (par exemple, syndic, vérification des extincteurs, nettoyage des escaliers, entretien des ascenseurs et des espaces verts...), alors que d’autres sont plus difficiles à prévoir comme des problèmes avec les installations de chauffage communes, des ruptures de tuyaux, des évacuations communes bouchées, etc.

Parfois, les résidents ont déjà approuvé une rénovation, à laquelle vous devez contribuer en tant que futur copropriétaire (par exemple, travaux pour améliorer l’isolation). Le notaire demandera toujours les rapports du syndic pour obtenir des informations, mais il est préférable de vous en informer tôt dans le processus.

5. Deux résidences = deux fois plus de frais

Même si vous n'y séjournez peut-être pas tous les jours, vous avez aussi des frais qui courent pour une résidence secondaire : assurance incendie, chauffage, électricité, frais de traitement des déchets, frais de stationnement ou de carte de résident, etc.

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En plus des frais fixes, vous êtes aussi redevable d’impôts. La plupart des villes et communes de Belgique appliquent une taxe pour les résidences secondaires. Des règles spécifiques sont en vigueur pour les secondes résidences à l'étranger.

6. Autre solution : immobilier papier

Si votre seul but d’investir dans l’immobilier consiste à en tirer un rendement et/ou une valeur ajoutée, l’immobilier papier (coté en bourse) peut s’avérer une bonne solution, surtout si la gestion, l'entretien ou la recherche de locataires convenables vous découragent.

L'immobilier papier permet d’investir des montants beaucoup plus modestes, ne nécessite pas de se rendre chez le notaire et engendre moins de soucis. Pour ce faire, c’est par la bourse que vous passez. Vous investissez dans des sociétés spécialisées dans la construction, la location et/ou la gestion de biens immobiliers (immobilier logistique, services aux étudiants, bureaux, immobilier résidentiel, etc.).

Il convient de noter qu’à l’instar de l’investissement dans l’immobilier physique, investir dans l’immobilier coté en bourse comporte des risques.

7. Et le financement dans tout ça ?

  • À moins que vous ne disposiez de ressources propres suffisantes, un prêt hypothécaire est généralement le choix logique. Et avec un peu de chance, il vous permettra de bénéficier également d'une réduction d'impôt. Pour une résidence secondaire, on parle d'épargne à long terme. Vous pouvez obtenir un avantage fiscal de 30 % sur les remboursements en capital et les primes de l'assurance solde restant dû. En pratique, l'avantage fiscal maximal peut atteindre environ 700 euros. Si vous louez la résidence secondaire, vous pouvez déduire les intérêts de vos revenus immobiliers.

Vous avez encore une hypothèque sur votre résidence principale ? Vous pouvez alors réutiliser la partie déjà remboursée de ce crédit pour acheter votre résidence secondaire (sous réserve d’acceptation de la banque).

Vous envisagez une résidence secondaire à l'étranger ? Dans ce cas, la banque vous proposera probablement de contracter une hypothèque sur votre habitation en Belgique.

  • Le crédit bullet constitue une autre option. Pendant la durée du prêt, vous ne payez que les intérêts et, à la date d'échéance, vous remboursez le montant emprunté en une seule fois. Il présente une solution pour les acheteurs qui attendent une grosse somme d'argent, par exemple d'un héritage ou du versement d'une assurance groupe.
  • L’assurance groupe vous permet d’épargner pour une pension complémentaire, mais elle peut aussi servir à financer votre résidence secondaire, où une partie des réserves accumulées sont injectées dans l’achat. Des conditions sont toutefois liées à cette solution.

Vous rêvez de posséder une résidence secondaire ?

Et vous voulez vous faire une idée du coût total de votre projet ? Nous serons ravis de vous aider à concrétiser votre rêve.