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6 mars 2020

Diversité des genres sur le lieu de travail : tout le monde y gagne

Cette année, le thème de la Journée internationale des femmes (8 mars) sera #EachforEqual. Mais des thèmes tels que les droits des femmes ou l’égalité des genres demeurent-ils pertinents en 2020 ? Particulièrement dans notre pays ?

De prime abord, la Belgique fait partie des bons élèves en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Cependant, les chiffres nous obligent à nuancer notre jugement. Chaque année, le World Economic Forum (WEF) publie un rapport, intitulé Global Gender Gap Report, lequel mesure les disparités entre les sexes dans le monde. Bien que l’accent soit mis en priorité sur l’égalité des chances au travail, d’autres aspects entrent également en ligne de compte (de la violence faite aux femmes à leur accès à la santé et à l’éducation). Longtemps présente dans le top 10, la Belgique a rétrogradé à la 27e place en 2020. Selon les conclusions du WEF, l’écart entre les sexes dans notre pays se trouve pratiquement au même niveau qu’il y a 10 ans.  

En Belgique, les femmes gagnent en moyenne 9,6 % de moins que les hommes. Cependant, la diversité et l’égalité des genres ne se limitent pas aux disparités salariales. Elles concernent également l’égalité des chances sur le marché du travail, l’occupation de fonctions à haute responsabilité, la représentation politique, l’éducation, le droit, en tant que femme et que mère, à un juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée, etc. 

Diversité des genres et économie

L’écart économique entre les sexes est, pour différentes raisons, au cœur même de la problématique des disparités hommes-femmes.

  • Le fait qu’une entreprise soit le reflet social de sa clientèle permettra de construire une relation client solide, basée sur la confiance envers l’entreprise et la marque qui la représente.
  • Le rapport souligne que les entreprises privilégiant la diversité des genres sont plus performantes financièrement. La diversité favorise la créativité et l’innovation. La multiplication des points de vue et des opinions est un terreau favorable à la propagation des idées.  
  • La diversité des genres est également déterminante en matière de recrutement. Afin d’éliminer les préjugés à l’embauche liés au genre, une entreprise doit mettre en place un processus de recrutement basé sur les compétences, non sur le sexe ou les origines. 
Comment créer davantage de diversité en entreprise ?

Ce n’est pas en « parachutant » quelques femmes dans un groupe composé d’hommes que l’on réglera le problème des inégalités au travail. Il convient avant tout de créer une culture d’entreprise inclusive, dans laquelle les collaborateurs se sentent valorisés et respectés en tant qu’individus, indépendamment de leur genre, de leur identité sexuelle, de leur handicap ou de leur culture. On considère aujourd’hui la mixité comme un levier de performance pour l’entreprise. If you can see it, you can be it.

Il est primordial de construire un environnement de travail favorisant l’épanouissement du personnel, femmes et hommes confondus. Comment ? Par exemple, en prenant des mesures efficaces et incitatives visant à concilier le travail, la prise en charge de la famille, le temps réservé aux loisirs et le développement personnel. 

Quelle est l’approche d’ING en matière de diversité des genres ?

« Dans le secteur bancaire en général, un grand nombre de femmes démarrent par un emploi de premier échelon. Ensuite, leur représentativité diminue dans l’encadrement moyen, pour devenir carrément minoritaire au niveau hiérarchique supérieur », explique Katrien Goossens, Cross-border Diversity & Inclusion Lead chez ING.

Ces dernières années, les équipes de Katrien Goossens ont effectué un certain nombre d’études destinées à déterminer les causes de cette situation. Elles ont notamment constaté que les offres d’emploi utilisaient fréquemment des termes empruntés à la phraséologie masculine, tels que go-getter, work hard/play hard ... À cause de cette terminologie, certaines femmes hésitent à poser leur candidature, alors que cela n’a aucun impact chez les hommes. De plus, la recherche a montré que les femmes ont statistiquement plus de chances d'être recrutées que les hommes, il ne s'agit donc pas d'un manque de compétences.

ING souhaite que, dans tous ses départements, chaque groupe démographique soit représenté à concurrence d’au moins 30 %. Ce pourcentage n’est pas fortuit. Les études montrent en effet qu’en deçà de 30 %, la qualité de la représentativité n’est pas garantie. 

ING Lioness

Chez ING, l’une des initiatives les plus remarquables en matière de diversité est le programme de mentorat « Lioness », qui soutient les femmes et les aide à réaliser leurs ambitions. Adeline le Hardy est l’une des protagonistes les plus engagées de ce projet. « J’ai intégré le programme après avoir éprouvé la nécessité d’un point de référence dans ma carrière, faisant office de caisse de résonance en dehors des tâches quotidiennes », explique-t-elle. Sabine Desantoine, son mentor, travaille dans un autre département, ce qui est un grand avantage. « Elle prend son rôle de mentor très à cœur. Mais son "éloignement" lui permet de donner des conseils neutres et objectifs. »

« Le mentorat n’est pas une démarche unilatérale »

précise Sabine Desantoine. « Adeline possède par exemple une plus grande expérience en matière de collaboration avec des personnes de différentes cultures. Lorsque j’ai collaboré pour la première fois avec un collègue indien, je souhaitais savoir si je pouvais ou devais tenir compte de certains aspects spécifiques. Grâce à nos contacts, je découvre des éléments que je ne soupçonnais pas. »

ING Lioness organise également des événements informels à l’intention de collaborateurs désireux d’élargir leur réseau. Ces événements ont également pour objectif de promouvoir la diversité (des genres) au sein d’ING.

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