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5 février 2018

Quelles perspectives d’investissement pour 2018 ?

Comment le contexte économique va-t-il évoluer en 2018 ? Quels sont les risques et les opportunités qui se profilent ? Qu’en est-il des secteurs et des zones géographiques à privilégier ? Voici les réponses apportées par les experts d’ING à l’occasion d’une conférence organisée le 23 janvier dernier.



Lors de la conférence Investissement, Philippe Ledent et Serge Ivlef ont donné un aperçu de la situation économique pour 2018 et partagé leur expertise pour vous guider dans la gestion de vos avoirs financiers.


2018 devrait confirmer la phase d’amélioration, voire d’accélération de l’économie mondiale

"Très clairement, les indicateurs économiques restent positifs et 2018 devrait confirmer la phase d’amélioration, voire d’accélération de l’économie mondiale", estime Philippe Ledent, Senior Economist chez ING.

Aux États-Unis, après huit années consécutives de croissance, la tendance est toujours à la hausse de l’activité industrielle, tandis que la réforme fiscale signée par Donald Trump devrait donner un coup de boost supplémentaire aux entreprises.

En Europe, les indicateurs sont également au beau fixe, avec cette différence que la reprise économique y est plus récente et que la croissance doit dès lors, avoir la capacité d’accélérer encore plus. Le taux de chômage élevé qui reste à résorber, est là pour le rappeler.

Point positif, la croissance européenne n’est désormais plus le seul fait de la locomotive allemande mais est observée dans l’ensemble des pays de la région. En outre, si les exportations ont joué un rôle essentiel dans la reprise européenne, investissement des entreprises et consommation des ménages européens soutiennent désormais la croissance.

"Susceptibles de créer un caractère durable à la reprise, ces indicateurs nous rendent fondamentalement très positifs sur la zone euro", poursuit Philippe Ledent.

En ce qui concerne les grands pays émergents, Chine et Inde semblent avoir trouvé leur rythme de croisière, alors que la Russie et le Brésil relèvent la tête après avoir connu une lourde récession. De ce fait, les « BRIC » demeurent des opportunités d’investissement intéressantes.

Préférence aux actions

"Dans un environnement de marché porteur, caractérisé par une croissance bénéficiaire à deux chiffres des entreprises et des taux d’intérêt qui ne devraient que légèrement remonter, notre préférence va clairement aux actions", explique Serge Ivlef, Expert en investissement chez ING.

"D’autant que l’inflation restant inférieure à 2%, les banques centrales, qu’elles soient européenne, américaine ou japonaise, n’ont pas intérêt à durcir sensiblement leur politique monétaire, ce qui reste fondamentalement une bonne chose pour les actions", précise-t-il.

Quid de l’allocation sectorielle ?

Secteurs technologiques et bancaires récoltent les faveurs des experts d’ING.

Les entreprises technologiques affichent des performances bénéficiaires supérieures à celles des autres secteurs

Selon Serge Ivlef, "même si leur valorisation boursière peut paraître onéreuse, les entreprises technologiques affichent des performances bénéficiaires supérieures à celles des autres secteurs". Elles sont par ailleurs très peu endettées et disposent d’énormément de liquidités. Enfin, dans le monde actuel soumis aux bouleversements technologiques, les valeurs « techno » devraient logiquement tirer leur épingle du jeu.

"Le secteur bancaire s’est lui nettement renforcé d’un point de vue bilantaire suite à la crise financière", note Serge Ivlef, "tandis que la remontée attendue des taux aux États-Unis améliorera, selon toute vraisemblance, les marges des banques", ajoute-t-il.

Obligations d’État des pays émergents

Qui dit « sur-pondération » des actions dit bien sûr « sous-pondération » des obligations.

Dans le cadre d’une gestion optimale d’un portefeuille, une poche obligataire reste cependant nécessaire. A ce titre, les stratèges d’ING privilégient les obligations d’État des pays émergents, obligations dont les pays connaissent une croissance élevée et qui permettent de tabler sur des rendements attractifs de 5 à 6%.

"La prudence est en revanche de mise en ce qui concerne les obligations à haut rendement, dans la mesure où elles ne rapportent plus grand chose par rapport au risque encouru et où elles devraient être les premières impactées par une remontée des taux ", souligne Serge Ivlef.

Que penser des alternatives comme l’or et le Bitcoin ?

Détenir de l’or en portefeuille constitue toujours une assurance dans l’optique d’un choc négatif sur les bourses qui n’aurait pu être anticipé, "avec une pondération pouvant aller jusqu’à 5%", préconisent les experts d’ING.

En ce qui concerne les crypto-monnaies, et plus particulièrement le bitcoin, "il y a clairement lieu de parler de bulle spéculative" estime Serge Ivlef. "En revanche, la technologie sous jacente à cette monnaie virtuelle, la Blockchain, pourrait devenir un véritable enjeu à plus d’un titre", conclut-il.

Et maintenant ?


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